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    Médiathèque de Limay
    8, avenue du Président Wilson
    78520 Limay
    France
    Tél : 01 34 97 27 35

    Horaires

    Lundi Fermé 14h-18h00
    Mardi Fermé 14h-18h00
    Mercredi  10h-12h30 14h-18h00
    Jeudi Fermé Fermé
    Vendredi 10h-12h30 14h-18h00
    Samedi 10h-12h30 14h-17h00

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    APPEL A PARTICIPATION - Oeuvre collective : "Etonnants poissons voyageurs" à la médiathèque de Juin à Octobre 2017

    Du 01 Juillet 2017 au 31 Octobre 2017

     

    Dans le cadre de projets artistiques conçus autour de la Vallée de la Seine afin de valoriser les Rives si spécifiques comme milieu naturel et matérialiser des enjeux chers à la commune de Limay qui encourage les pratiques culturelles, afin de permettre l’accès à tous à la culture, venez participer à l’intervention artistique « Etonnants poissons voyageurs »:


    Ouverte à tout les publics, participative, il s’agit d’une accumulation de vos créatures « Etonnants poissons voyageurs » recyclées, exposée en extérieur sur « Fiskejell », un séchoir géant de bois, installé dehors aux abords de la Médiathèque dès septembre et inauguré publiquement mi Octobre 2017. 

     Ce projet qui durera tout l’’été jusqu’à la rentrée de septembre 2017 est, ouvert à tous : écoles, associations, MAS et toutes autres structures intéressées à participer, amateurs et professionnels etc. Il est piloté par Josée Coquelin, artiste visuelle et professeur d’arts plastiques à l’école municipale d’arts plastiques de Limay.

     Possible extension en 2018 avec des partenaires Lapons Norvégiens (comme L. Kolostyak active sur Limay), voir des partenaires Russes du port de Mourmansk… dans l’idée d’échanges collaboratifs, d’une exposition voyageuse (déjà réalisée avec les « Cabanes nomades »15x15cm sur Alta au Finnmark où les œuvres des Limayens furent transportées en Arctique et diffusées sur réseaux sociaux).

     

    Rentrée littéraire

    C'est le coeur qui lâche en dernier

    par Atwood, Margaret
    Stan et Charmaine ont été touchés de plein fouet par la crise économique qui consume les États-Unis. Tous deux survivent grâce aux maigres pourboires que gagne Charmaine dans un bar sordide et se voient contraints de loger dans leur voiture... Aussi, lorsqu'ils découvrent à la télévision une publicité pour une ville qui leur promet un toit au-dessus de leurs têtes, ils signent sans réfléchir : ils n'ont plus rien à perdre. À Consilience, chacun a un travail, avec la satisfaction d’œuvrer pour la communauté, et une maison. Un mois sur deux. Le reste du temps, les habitants le passent en prison... où ils sont également logés et nourris ! Le bonheur. Mais le système veut que pendant leur absence, un autre couple s'installe chez eux avant d'être incarcéré à son tour. Et Stan tombe bientôt sur un mot qui va le rendre fou de désir pour celle qui se glisse entre ses draps quand lui n'y est pas : " Je suis affamée de toi. "

    Ce qu'on entend quand on écoute chanter les rivières

    par Norris, Barney
    « Le monde s'achève sans cesse autour de nous. Chaque mesure de notre partition appartient déjà au souvenir et à l'imagination au moment où nous la jouons. Autant l'écouter. » C'est une soirée paisible à Salisbury. Quand soudain, non loin de la majestueuse cathédrale, un fracas de tôle froissée déchire le silence. Autour d'un banal et tragique accident de la route, cinq vies vont entrer en collision. Il y a Rita, gouailleuse et paumée, qui vend des fleurs au marché'et un peu d'herbe pour arrondir ses fins de mois. Il y a Sam, un garçon timide en proie aux affres des premières amours tandis que son père tombe gravement malade. George, qui vient de perdre sa femme après quarante ans d'une passion simple. Alison, femme de soldat esseulée qui sombre dans la dépression et se raccroche à ses rêves inassouvis. Et puis il y a Liam, qui du haut des remparts observe toute la scène. Cinq personnages, comme les cinq rivières qui jadis se rencontrèrent à l'endroit où se dresse aujourd'hui la ville. Cinq destins, chacun à sa manière infléchi par le drame. Cinq vies minuscules, qui tour à tour prennent corps et voix pour se hisser au-delà de l'ordinaire et toucher au miraculeux.

    Cette chose étrange en moi : La vie, les aventures, les rêves du marchand de boza Mevlut Karatas et l'histoire de ses amis, tableau de la vie à Istanbul entre 1969 et 2012, vue par les yeux de nombreux personnages

    par Pamuk, Orhan
    Comme tant d'autres, Mevlut a quitté son village d'Anatolie pour s'installer sur les collines qui bordent Istanbul. Il y vend de la boza, cette boisson fermentée traditionnelle prisée par les Turcs. Mais Istanbul s'étend, le raki détrône la boza, et pendant que ses amis agrandissent leurs maisons et se marient, Mevlut s'entête. Toute sa vie, il arpentera les rues comme marchand ambulant, point mobile et privilégié pour saisir un monde en transformation. Et même si ses projets de commerce n'aboutissent pas et que ses lettres d'amour ne semblent jamais parvenir à la bonne destinataire, il relèvera le défi de s'approprier cette existence qui est la sienne. En faisant résonner les voix de Mevlut et de ses amis, Orhan Pamuk décrit l'émergence, ces cinquante dernières années, de la fascinante mégapole qu'est Istanbul. Cette «chose étrange», c'est à la fois la ville et l'amour, l'histoire poignante d'un homme déterminé à être heureux.

    De l'influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles

    par Guenassia, Jean-Michel
    « Moi, je me plais dissimulé dans le clair-obscur. Ou perché tout en haut, comme un équilibriste au-dessus du vide. Je refuse de choisir mon camp, je préfère le danger de la frontière. Si un soir, vous me croisez dans le métro ou dans un bar, vous allez obligatoirement me dévisager, avec embarras, probablement cela vous troublera, et LA question viendra vous tarauder : est-ce un homme ou une femme? Et vous ne pourrez pas y répondre. » De l'influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles nous fait partager l'histoire improbable, drôle et tendre, d'une famille joliment déglinguée dont Paul est le héros peu ordinaire. Paul qui, malgré ses allures de fille, aime exclusivement les femmes. Paul, qui a deux mères et n'a jamais connu son père. Paul, que le hasard de sa naissance va mener sur la route d'un célèbre androgyne : David Bowie. Fantaisiste et généreux, le nouveau roman de Jean-Michel Guenassia, l'auteur du Club des incorrigibles optimistes, nous détourne avec grâce des chemins tout tracés pour nous faire goûter aux charmes de l'incertitude.

    Frappe-toi le coeur

    par Nothomb, Amélie
    « Frappe-toi le coeur, c'est là qu'est le génie. » Alfred de Musset

    Gabriële

    par Berest, Anne
    Septembre 1908. Gabriële Buffet, femme de 27 ans, indépendante, musicienne, féministe avant l'heure, rencontre Francis Picabia, jeune peintre à succès et à la réputation sulfureuse. Il avait besoin d'un renouveau dans son oeuvre, elle est prête à briser les carcans : insuffler, faire réfléchir, théoriser. Elle devient «  la femme au cerveau érotique  » qui met tous les hommes à genoux, dont Marcel Duchamp et Guillaume Apollinaire. Entre Paris, New York, Berlin, Zürich, Barcelone, Étival et Saint-Tropez, Gabriële guide les précurseurs de l'art abstrait, des futuristes, des Dada, toujours à la pointe des avancées artistiques. Ce livre nous transporte au début d'un XXe  siècle qui réinvente les codes de la beauté et de la société. Anne et Claire Berest sont les arrière-petites-filles de Gabriële Buffet-Picabia

    Hérésies glorieuses

    par McInerney, Lisa
    Après quarante ans d’exil, Maureen retourne à Cork pour retrouver son fils, Jimmy, qu’elle a été forcée d’abandonner. Une nuit, lorsqu’elle tue un inconnu en le frappant violemment à la tête, elle déclenche une série d’événements qui va secouer toute la ville de Cork et révéler différents personnages en marge de la société irlandaise. Ryan, 15 ans, qui deale et donnerait tout pour ne pas ressembler à son père alcoolique. Sa petite-amie Karine, magnifique et issue d’une classe aisée, avec laquelle il vit un amour pur et passionné, jusqu’à ce que la réalité les rattrape. Tony, dont l’obsession qu’il voue à sa voisine menace de les détruire, lui et sa famille. Georgie, une prostituée qui feint une conversion religieuse aux répercussions désastreuses. En renouant avec son fils Jimmy, Maureen découvre qu’il a grandi dans le quartier le plus dangereux de la ville et qu’il est devenu un gangster redoutable, mais cette meurtrière involontaire est heureuse de pouvoir compter sur lui pour la sortir de cette situation. En cherchant tous les moyens possibles pour expier ses nombreux péchés, et en premier lieu le meurtre qu’elle a commis, Maureen risque cependant de détruire le plan mis en place par Jimmy, et surtout de les mettre tous en danger.

    Ils vont tuer Robert Kennedy

    par Dugain, Marc
    Un professeur d'histoire contemporaine de l'université de Colombie-Britannique est persuadé que la mort successive de ses deux parents en 1967 et 1968 est liée à l'assassinat de Robert Kennedy. Le roman déroule en parallèle l'enquête sur son père, psychiatre renommé, spécialiste de l'hypnose, qui a quitté précipitamment la France avec sa mère à la fin des années quarante pour rejoindre le Canada et le parcours de Robert Kennedy. Celui-ci s'enfonce dans la dépression après l'assassinat de son frère John, avant de se décider à reprendre le flambeau familial pour l'élection présidentielle de 1968, sachant que cela le conduit à une mort inévitable. Ces deux histoires intimement liées sont prétexte à revisiter l'histoire des États-Unis des années soixante. Contre-culture et violence politique dominent cette période pourtant porteuse d'espoir pour une génération dont on comprend comment et par qui elle a été sacrifiée.

    L'art de perdre

    par Zeniter, Alice
    L'Algérie dont est originaire sa famille n'a longtemps été pour Naïma qu'une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par des questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui ne lui a jamais été racontée? Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu'elle n'ait pu lui demander pourquoi l'Histoire avait fait de lui un "harki". Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être lui répondre mais pas dans une langue autre que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l'été 62 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l'Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence? Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l'Algérie des générations successives d'une famille prisonnière d'un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d'être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.

    L'Avancée de la nuit

    par Alikavazovic, Jakuta
    «Mais à l'hôtel il en va autrement, l'hôtel est le lieu de leur intimité, celui où ils se regardent, où ils s'approchent, farouches et fiers, jusqu'à sentir rayonner la chaleur de l'autre, de sa peau, avant même de l'avoir touchée. Avant même de l'avoir vue, cette peau qui n'attend que la caresse.» Paul, étudiant et gardien d'hôtel, est fasciné par Amélia, l'occupante de la chambre 313. Tout chez elle est un mystère, ses allées et venues comme les rumeurs qui l'entourent. Lorsque Amélia disparaît, Paul ignore qu'elle s'est rendue à Sarajevo, à la recherche de sa mère, d'un pan inconnu de son histoire et de la nôtre : celle de la dernière guerre civile qui a déchiré l'Europe.

    L'invention des corps

    par Ducrozet, Pierre
    Miraculé du massacre des 43 disparus d'Iguala dans la nuit du 26 septembre 2014, le jeune Álvaro qui n'a plus rien à perdre fuit le Mexique dans une course-poursuite avec le destin pour finir dans les griffes d'un «wonderboy »de la Silicon Valley versé dans le transhumanisme. Exploration tentaculaire des réseaux qui irriguent et reformulent le contemporain, «L'Invention des corps »prend le réel en filature pour mieux nous forcer à le regarder en face. Souffle, amplitude, vitesse'Pierre Ducrozet métabolise les enjeux de la modernité avec un sens crucial du suspense et de la mise en espace, en rejeton de Ballard et DeLillo

    La beauté des jours

    par Gallay, Claudie
    Jeanne mène une vie rythmée par la douceur de l’habitude. Elle était jeune quand elle a épousé Rémy, ils ont eu des jumelles, sont heureux ensemble et font des projets raisonnables. Mais Jeanne aime aussi le hasard, les surprises de l’inattendu. L’année du bac, un professeur lui avait fait découvrir l’artiste serbe Marina Abramović. Fascinée par cette femme qui engage son existence dans son travail, Jeanne a toujours gardé une photographie de sa célèbre performance de Naples : comme un porte-bonheur, la promesse qu’il est possible de risquer une part de soi pour vivre autrement. Quand Jeanne s’amuse à suivre tel ou tel inconnu dans la rue ou quand elle calcule le nombre de bougies soufflées depuis son premier anniversaire, c’est à cet esprit audacieux qu’elle pense. Surtout cet été-là. Peut-être parce que, les filles étant parties, la maison paraît vide ? Ou parce que sa meilleure amie, qui s’est fait plaquer, lui rappelle que rien ne dure ? Ou parce qu’elle recroise un homme qu’elle a aimé, adolescente ? Jeanne se révèle plus que jamais songeuse et fantasque, prête à laisser les courants d’air bousculer la quiétude des jours. À travers la figure lumineuse de Jeanne et la constellation de personnages qui l’accompagnent et la poussent vers un accomplissement serein, Claudie Gallay compose un roman chaleureux et tendre sur la force libératrice de l’art, sur son pouvoir apaisant et révélateur. Et sur la beauté de l’imprévisible.

    La chambre des époux

    par Reinhardt, Eric
    Nicolas, une quarantaine d'années, est compositeur de musique. Un jour, sa femme Mathilde apprend qu'elle est atteinte d'un grave cancer du sein qui nécessite une intense chimiothérapie. Alors que Nicolas s'apprête à laisser son travail en plan pour s'occuper d'elle, Mathilde l'exhorte à terminer la symphonie qu'il a commencée. Elle lui dit qu'elle a besoin d'inscrire ses forces dans un combat conjoint. Nicolas, transfiguré par cet enjeu vital, joue chaque soir à Mathilde, au piano, dans leur chambre à coucher, la chambre des époux, la symphonie qu'il écrit pour l'aider à guérir. S'inspirant de ce qu'il a lui-même vécu avec son épouse pendant qu'il écrivait son roman Cendrillon voilà dix ans, Éric Reinhardt livre ici une saisissante méditation sur la puissance de la beauté, de l'art et de l'amour, qui peuvent littéralement sauver des vies. Nicolas, une quarantaine d'années, est compositeur de musique. Un jour, sa femme Mathilde apprend qu'elle est atteinte d'un grave cancer du sein. Alors que Nicolas s'apprête à laisser son travail en plan pour s'occuper d'elle, Mathilde l'exhorte à terminer la symphonie qu'il a commencée..

    La disparition de Josef Mengele

    par Guez, Olivier
    1949  : Josef Mengele arrive en Argentine. Caché derrière divers pseudonymes, l'ancien médecin tortionnaire à Auschwitz  croit pouvoir s'inventer une nouvelle vie à Buenos Aires. L'Argentine de Peron est bienveillante, le monde entier veut oublier les crimes nazis. Mais la traque reprend et le médecin SS doit s'enfuir au Paraguay puis au Brésil. Son errance de planque en planque, déguisé et rongé par l'angoisse, ne connaîtra plus de répit'jusqu'à sa mort mystérieuse sur une plage en 1979. Comment le médecin SS a-t-il pu passer entre les mailles du filet, trente ans durant 'La Disparition de Josef Mengele est une plongée inouïe au c'ur des ténèbres. Anciens nazis, agents du Mossad, femmes cupides et dictateurs d'opérette évoluent dans un monde corrompu par le fanatisme, la realpolitik, l'argent et l'ambition. Voici l'odyssée dantesque de Josef Mengele en Amérique du Sud. Le roman-vrai de sa cavale après-guerre

    La ou l'histoire se termine

    par Piperno, Alessandro
    Romains depuis plusieurs générations, les Zevi comptent parmi leurs ancêtres penseurs, avocats, scientifiques... et même un rabbin ! La seule fausse note dans ce concert de bienséance est Matteo, incorrigible hâbleur et dragueur. Dans les années 1990, il s'est rué avec légèreté dans deux mariages successifs et une accumulation inconsidérée de dettes. Ne parvenant pas à les rembourser il a quitté l'Italie pour vivre à Los Angeles une seconde vie faite d'expédients minables et de deux nouveaux mariages. Seize ans plus tard, à la mort de son exigeant créditeur, le voici de retour à Rome. Ses deux enfants l'attendent sans l'attendre, avec indifférence ou animosité, tandis que Federica, son ex-femme, essaye de recoller les morceaux, en éternelle Pénélope. Le revenant, résolu à dévorer la vie par les deux bouts, se jette sans retenue dans les retrouvailles avec la ville éternelle, qui plus que jamais conjugue beauté et délabrement. C'est là son charme suprême ! Et la vie reprend son cours léger et futile. Mais en Italie comme ailleurs un tournant d'époque marque la fin de l'histoire. Et change la donne.

    La salle de bal

    par Hope, Anna
    Lors de l'hiver 1911, l'asile d'aliénés de Sharston, dans le Yorkshire, accueille une nouvelle pensionnaire : Ella, qui a brisé une vitre de la filature dans laquelle elle travaillait depuis l'enfance. Si elle espère d'abord être rapidement libérée, elle finit par s'habituer à la routine de l'institution. Hommes et femmes travaillent et vivent chacun de leur côté : les hommes cultivent la terre tandis que les femmes accomplissent leurs tâches à l'intérieur. Ils sont néanmoins réunis chaque vendredi dans une somptueuse salle de bal. Ella y retrouvera John, un «mélancolique irlandais». Tous deux danseront, toujours plus fébriles et plus épris. À la tête de l'orchestre, le docteur Fuller observe ses patients valser. Séduit par l'eugénisme et par le projet de loi sur le Contrôle des faibles d'esprit, Fuller a de grands projets pour guérir les malades. Projets qui pourraient avoir des conséquences désastreuses pour Ella et John. Après Le chagrin des vivants, Anna Hope parvient de nouveau à transformer une réalité historique méconnue en un roman subtil et puissant, entraînant le lecteur dans une ronde passionnée et dangereuse. An

    Le jour d'avant

    par Chalandon, Sorj
    «  Venge-nous de la mine  », avait écrit mon père. Ses derniers mots. Et je le lui ai promis, poings levés au ciel après sa disparition brutale. J'allais venger mon frère, mort en ouvrier. Venger mon père, parti en paysan. Venger ma mère, esseulée à jamais. J'allais punir les Houillères, et tous ces salauds qui n'avaient jamais payé pour leurs crimes

    Le mal des ardents

    par Aribit, Frédéric
    Une rencontre de hasard, dans Paris, entre le narrateur et Lou, jeune violoncelliste étrange et exaltée. Pendant quatre jours et quatre nuits, le narrateur suit les errances, les fulgurances, les caprices de Lou, sa musique, ses photographies et ses dessins, ce qui le lance, subjugué, à la poursuite de l'impossible qu'elle incarne. Prof de lycée, il jonglait jusqu'ici avec des cours désincarnés, des interros surprise et une vie personnelle éparpillée. Grâce à elle, il redécouvre l'incandescence portée à ses limites. Mais l'étrange devient inquiétant : Lou se gratte beaucoup, semble ne jamais dormir, s'embarque dans des délires parfois risqués… Un dernier concert, La Pathétique de Tchaïkovski, une étreinte fulgurante entre les deux amants, et Lou est prise d'une grande crise de convulsion. Elle est conduite à l'hôpital avant de sombrer dans le coma. Le diagnostic surprend tout le monde puisqu'il conduit à la boulangerie où elle achète son pain, infecté par l'ergot. Bouleversé, le narrateur se lance dans une enquête sur les traces de ce mystérieux « mal des ardents » qu'on croyait disparu. Il découvre la longue et ahurissante histoire d'un petit champignon parasite aux propriétés hallucinogènes ayant provoqué, avec des symptômes spectaculaires, des hécatombes depuis l'Antiquité jusqu'au XXème siècle, avant le cas insensé de Lou. Il apprend l'histoire de Saint-Antoine, saint patron des ergotiques, il s'intéresse comme Arthur Miller au procès des sorcières de Salem. Et sa vie de basculer dans une urgence absolue, une fièvre qui n'arrête pas de brûler dans ce qu'on appelle l'art, si cher à Lou.

    Les Buveurs de lumière

    par Fagan, Jenni
    Le monde entre dans l'âge de glace, il neige à Jérusalem et les icebergs dérivent le long des côtes. Pour les jours sombres qui s'annoncent, il faut faire provision de lumière'neige au soleil, stalactites éclatantes, aurores boréales. Dylan, géant barbu et tatoué, débarque au beau milieu de la nuit dans la petite communauté de Clachan Fells, au nord de l'Écosse. Il a vécu toute sa vie dans un cinéma d'art et essai à Soho, il recommence tout à zéro. Dans ce petit parc de caravanes, il rencontre Constance, une bricoleuse de génie au manteau de loup dont il tombe amoureux, et sa fille Stella, ex-petit garçon, en pleine tempête hormonale, qui devient son amie. Autour d'eux gravitent quelques marginaux, un taxidermiste réac, un couple de satanistes, une star du porno. Les températures plongent, les journaux télévisés annoncent des catastrophes terribles, mais dans les caravanes au pied des montagnes, on résiste : on construit des poêles, on boit du gin artisanal, on démêle une histoire de famille, on tente de s'aimer dans une lumière de miracle. Dans ce roman éblouissant au lyrisme radical, peuplé de personnages étranges et beaux, Jenni Fagan distille une tendresse absolue qui donne envie de hâter la fin du monde

    Les fantômes du vieux pays

    par Hill, Nathan
    Scandale aux États-Unis : le gouverneur Packer, candidat à la présidentielle, a été agressé en public. Son assaillante est une femme d'âge mûr : Faye Andresen-Anderson. Les médias s'emparent de son histoire et la surnomment Calamity Packer. Seul Samuel Anderson, professeur d'anglais à l'Université de Chicago, passe à côté du fait divers, tout occupé qu'il est à jouer en ligne au Monde d'Elfscape. Pourtant, Calamity Packer n'est autre que sa mère, qui l'a abandonné à l'âge de onze ans. Et voilà que l'éditeur de Samuel, qui lui avait versé une avance rondelette pour un roman qu'il n'a jamais écrit, menace de le poursuivre en justice. En désespoir de cause, le jeune homme lui propose un nouveau projet : un livre révélation sur sa mère qui la réduira en miettes. Samuel ne sait presque rien d'elle ; il se lance donc dans la reconstitution minutieuse de sa vie, qui dévoilera bien des surprises et réveillera son lot de fantômes. Des émeutes de Chicago en 1968 au New York post-11-Septembre en passant par la Norvège des années quarante et le Midwest des années soixante, Nathan Hill s'empare de l'Amérique d'aujourd'hui et de ses démons et compose avec beaucoup d'humour une fresque aussi ambitieuse que captivante. Né en 1976, Nathan Hill est originaire de l'Iowa, aux États-Unis. Il vit aujourd'hui en Floride et enseigne la littérature et l'écriture à l'Université Saint-Thomas dans le Minnesota. Les fantômes du vieux pays est son premier roman

    Mercy, Mary, Patty

    par Lafon, Lola
    En février 1974, Patricia Hearst, petite-fille du célèbre magnat de la presse William Randolph Hearst, est enlevée contre rançon  par un groupuscule révolutionnaire dont elle ne tarde pas à épouser la cause. Un  événement mémorable dont la résonance va également "kidnapper" l'existence de trois femmes de générations différentes : une Américaine et deux Françaises tour à tour attachées à comprendre et reconfigurer cet épisode. Par ce roman sur l'influence décisive de leur rencontre éphémère, par sa relecture de l'affaire Hearst et de son impact médiatique et politique, Lola Lafon s'empare d'une icône paradoxale de l'Histoire américaine,   de son rayonnement dans l'espace public et du chavirement qu'elle a  engendré dans le destin de ses héroïnes.

    Notre vie dans les forêts

    par Darrieussecq, Marie
    Une femme écrit au fond d'une forêt. Son corps et le monde partent en morceaux. Avant, elle était psychologue. Elle se souvient qu'elle rendait visite à une femme qui lui ressemblait trait pour trait, et qu'elle tentait de soigner un homme.

    Nulle part sur la terre

    par Smith, Michael Farris
    Une femme marche seule avec une petite fille sur une route de Louisiane. Elle n’a nulle part où aller. Partie sans rien quelques années plus tôt de la ville où elle a grandi, elle revient tout aussi démunie. Elle pense avoir connu le pire. Elle se trompe. Russel a lui aussi quitté sa ville natale, onze ans plus tôt. Pour une peine de prison qui vient tout juste d’arriver à son terme. Il retourne chez lui en pensant avoir réglé sa dette. C’est sans compter sur le désir de vengeance de ceux qui l’attendent. Dans les paysages désolés de la campagne américaine, un meurtre va réunir ces âmes perdues, dont les vies vont bientôt ne plus tenir qu’à un fil.

    Ostwald

    par Flahaut, Thomas
    « La secousse que j'ai ressentie la nuit dernière était un tremblement de terre. Les animations commentées par le présentateur du journal le montrent. Un point rose palpite sous la terre. De ce point partent des ondes roses qui font vaciller un cube gris posé à la surface, désigné par une flèche, et légendé. Centrale nucléaire de Fessenheim. » Évacués avec le reste de la population, Noël et son frère, Félix, se retrouvent dans un camp improvisé en pleine forêt, la forêt où ils se promenaient, enfants, avec leur père. C'était avant la fermeture de l'usine où celui-ci travaillait, avant le divorce des parents, et l'éclatement de la famille. Cette catastrophe marque, pour eux, le début d'une errance dans un paysage dévasté. Ils traversent l'Alsace déserte dans laquelle subsistent de rares présences, des clochards égarés, une horde de singes échappés d'un zoo, un homme qui délire' Ostwald est le récit de leur voyage, mais aussi du délitement des liens sociaux, et peut-être d'une certaine culture ouvrière. C'est la fin d'un modèle qui n'ayant plus de raison d'être ne peut être transmis : confrontés aux fantômes du passé, les deux frères doivent s'inventer un avenir. Peut-être est-ce la morale de ce roman en forme de fable.

    Par le vent pleuré

    par Rash, Ron
    Dans une petite ville paisible des Appalaches, la rivière vient de déposer sur la grève une poignée d'ossements ayant appartenu à une jeune femme dont personne n'avait plus entendu parler depuis des décennies. Été 1969. Ligeia débarque de Floride avec l'insouciance et la sensualité de sa jeunesse, avide de plaisirs et de liberté. C'est l'époque des communautés hippies, du Vietnam, de la drogue, du sexe et du Grateful Dead. Deux frères, Bill et Eugene, qui vivent à l'abri de ces révolutions, sous la coupe d'un grand-père tyrannique et conservateur, se laissent entraîner dans le tourbillon de tentations que leur propose cette sirène enjôleuse. Le temps d'une saison, Ligeia bouleversera de fond en comble leur relation et leur vision du monde, scellant à jamais leur destin avant de disparaître aussi subitement qu'elle était apparue. À son macabre retour, les deux frères vont devoir rendre des comptes au fantôme de leur passé et à leur propre conscience, rejouant l'éternelle confrontation de Caïn et d'Abel dans une tonalité aux résonances dostoïevskiennes.

    Point cardinal

    par Récondo, Léonor de
    Sur le parking d'un supermarché, dans une petite ville de province, une femme se démaquille. Enlever sa perruque, sa robe de soie, rouler ses bas sur ses chevilles : ses gestes ressemblent à un arrachement. Bientôt, celle qui, à peine une heure auparavant, dansait à corps perdu sera devenue méconnaissable. Laurent, en tenue de sport, a remis de l'ordre dans sa voiture. Il s'apprête à rejoindre femme et enfants pour le dîner. Avec Solange, rencontrée au lycée, la complicité a été immédiate. Laurent s'est longtemps abandonné à leur bonheur calme. Sa vie bascule quand, à la faveur de trois jours solitaires, il se travestit pour la première fois dans le foyer qu'ils ont bâti ensemble. À son retour, Solange trouve un cheveu blond... Léonor de Récondo va alors suivre ses personnages sur le chemin d'une transformation radicale. Car la découverte de Solange conforte Laurent dans sa certitude : il est une femme. Reste à convaincre ceux qu'il aime de l'accepter. La détermination de Laurent, le désarroi de Solange, les réactions contrastées des enfants - Claire a treize ans, Thomas seize -, l'incrédulité des collègues de travail : l'écrivain accompagne au plus près de leurs émotions ceux dont la vie est bouleversée. Avec des phrases limpides et d'une poignante justesse, elle trace le difficile parcours d'un être dont toute l'énergie est tendue vers la lumière. Par-delà le sujet singulier du changement de sexe, Léonor de Récondo écrit un grand roman sur le courage d'être soi.

    Souvenirs de la marée basse

    par Thomas, Chantal
    Nager. Nager pour fuir les contraintes, pour échapper aux vies imposées, aux destins réduits. Nager pour inventer sa sensualité, préserver sa fantaisie. C'est ce qu'a sans doute ressenti Jackie toute sa vie, commencée en 1919 et menée selon une liberté secrète, obstinée, qui la faisait, dans un âge bien avancé, parcourir des kilomètres pour aller se baigner sur sa plage préférée, à Villefranche-sur-Mer. Entre-temps, elle s'était mariée, avait quitté Lyon pour Arcachon, puis, devenue jeune veuve, avait échangé le cap Ferret contre le cap Ferrat, avec sa mer plus chaude, son grand été. Qu'a-t-elle légué à sa fille Chantal? Quelque chose d'indomptable, ou de discrètement insoumis, et cette intuition que la nage, cette pratique qui ne laisse aucune trace, est l'occasion d'une insaisissable liberté, comme lorsque jeune fille, au début des années 30, Jackie avait, en toute désinvolture, enchaîné quelques longueurs dans le Grand Canal du château de Versailles sous l’œil ahuri des jardiniers.

    Summer

    par Sabolo, Monica
    Lors d'un pique-nique au bord du lac Léman, Summer, dix-neuf ans, disparaît. Elle laisse une dernière image  : celle d'une jeune fille blonde courant dans les fougères, short en jean, longues jambes nues. Disparue dans le vent, dans les arbres, dans l'eau. Ou ailleurs ... Vingt-cinq ans ont passé. Son frère cadet Benjamin est submergé par le souvenir. Summer surgit dans ses rêves, spectrale et gracieuse, et réveille les secrets d'une famille figée dans le silence et les apparences. Comment vit-on avec les fantômes ?

    Underground railroad

    par Whitehead, Colson
    Cora, seize ans, est esclave sur une plantation de coton dans la Géorgie d'avant la guerre de Sécession. Abandonnée par sa mère lorsqu'elle était enfant, elle survit tant bien que mal à la violence de sa condition. Lorsque Caesar, un esclave récemment arrivé de Virginie, lui propose de s'enfuir, elle accepte et tente, au péril de sa vie, de gagner avec lui les États libres du Nord. De la Caroline du Sud à l'Indiana en passant par le Tennessee, Cora va vivre une incroyable odyssée. Traquée comme une bête par un impitoyable chasseur d'esclaves qui l'oblige à fuir, sans cesse, le « misérable coeur palpitant » des villes, elle fera tout pour conquérir sa liberté. L'une des prouesses de Colson Whitehead est de matérialiser l'« Underground Railroad », le célèbre réseau clandestin d'aide aux esclaves en fuite qui devient ici une véritable voie ferrée souterraine, pour explorer, avec une originalité et une maîtrise époustouflantes, les fondements et la mécanique du racisme. À la fois récit d'un combat poignant et réflexion saisissante sur la lecture de l'Histoire, ce roman, couronné par le prix Pulitzer, est une oeuvre politique aujourd'hui plus que jamais nécessaire. « Un roman puissant et presque hallucinatoire. Une histoire essentielle pour comprendre les Américains d'hier et d'aujourd'hui. » The New York Times

    Zabor : ou les psaumes

    par Daoud, Kamel
    Orphelin de mère, indésirable chez son père remarié, élevé par une tante célibataire et un grand-père mutique, Zabor n’avait rien d’un enfant comme les autres. Il a grandi à l’écart de son village aux portes du désert, dormant le jour, errant la nuit, solitaire trouvant refuge dans la compagnie des quelques romans d’une bibliothèque poussiéreuse qui ont offert un sens à son existence. Très tôt en effet, il s’est découvert un don : s’il écrit, il repousse la mort ; celui ou celle qu’il enferme dans des phrases de ses cahiers gagne du temps de vie. Ce soir, c’est un demi-frère haï qui vient frapper à sa porte : leur père est mourant et seul Zabor est en mesure, peut-être, de retarder la fatale échéance. Mais a-t-il des raisons de prolonger les jours d’un homme qui n’a pas su l’aimer ? Fable, parabole, confession vertigineuse, le deuxième roman de Kamel Daoud célèbre l’insolente nécessité de la ficion en confrontant les livres sacrés à la liberté de créer. Telle une Shéhérazade ultime et parfaite, Zabor échappe au vide en sauvant ses semblables par la puissance suprême de l’écriture, par l’iconoclaste vérité de l’imaginaire.
    Malvoyant
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